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© 2017 Marie Goeyens [ web design ]

Depuis les années 80, Jean-Paul Emonds-Alt était revenu à la sculpture. On y retrouvait souvent ses obsessions sur la seconde guerre mondiale, comme ses personnages couchés sous des couvertures de réfugiés. Ils sont gisants ou abandonnés, seuls sur un lit. Des images qui renvoient à la déportation ou qui rappellent ces Londoniens se réfugiant dans les métros de Londres qu'Henry Moore a dessinés et qu’Emonds-Alt admirait.

Lui, pourtant si amoureux de la vie, pouvait sculpter aussi un petit personnage hurlant dans la carlingue d'un avion déchiqueté, un de ces aviateurs courageux qui l’ont fasciné. Le "guetteur", cette sculpture étrange d'un homme absent, recouvert d'une cape sur son cheval absent, est celle sans doute du monde tel qu'il l'observait.

Louvain-la-Neuve possédait déjà de lui une grande «femme couchée» en pierre. On y ajouta il y a huit ans, devant l’église Saint François, un grand bronze représentant le père franciscain Maximilien Kolbe qui accepta de mourir à Auschwitz en échange d'un autre prisonnier. Mais le sculpteur avait tenu à étendre la signification du monument en montrant le moine, tête penchée, sans visage, à travers un portique, passage entre deux mondes et sur les montants de la porte, il avait gravé les noms d'Auschwitz et d'autres camps d'extermination.

                                                                [ Guy Duplat ]