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© 2017 Marie Goeyens [ web design ]

Alors qu'il est avant tout sculpteur, dessinateur et designer, il s'est mis tardivement à la peinture. L'exposition présente, les uns à la suite des autres, des tableaux d'un figuratisme très stylisé, basés sur les vues des côtes du Cap Blanc-Nez en France, avec leurs falaises blanches, les carrières de pierres blanches, les champs disposés en damiers et la mer qui semble si turquoise sous le ciel noir d'orages.

De beaux tableaux, avant tout graphiques, ou même sculpturaux, où la ligne et le volume priment sur un choix de couleurs volontairement réduit aux gris, noirs,

bruns ou verts légers.

Ces tableaux, côte à côte, se répondent et forment une grande partition musicale. S'y mêlent des peintures de buildings à New York et Chicago, stylisés comme des boîtes. Malgré l'opposition apparemment radicale entre ces sujets, ils se rejoignent dans l'importance de la ligne.

La verticalité des falaises du Cap Blanc-Nez répond à celle des buildings. Mais surtout, dans les deux cas, les buildings ou les falaises, il n'y a pas d'humains, pas de vie apparente. Tout est lignes. Pour retrouver l'humain, il faut voir au début de l'expo ses beaux dessins d'avion ou de bateaux qui sont bien les objets magnifiques créés par l'homme et que le designer apprécie. Il ne faut pas oublier que Jean-Paul Emonds-Alt fut longtemps un designer industriel reconnu en Belgique. Professeur à La Cambre, créateur, entre autres, du "M" du métro bruxellois et de bouteilles

de Spa.

Mais on rejoint surtout l'humain dans ses sculptures en bronze plus anciennes et fortes. Là, l'homme s'y trouve, mais souffrant, solitaire, déchiré. Comme si, dans ses récents tableaux, l'artiste trouvait une sérénité dans le contact avec la nature, loin des hommes et du fracas du monde actuel.                                                    [ Guy Duplat ]