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© 2017 Marie Goeyens [ web design ]

Les hasards de l'existence plus que des choix véritables le conduisent à ce qu'on appelle l'industrial design. A l'occasion d'une rencontre, on lui soumet un problème où les contraintes techniques sont associées au jeu des masses et du dessin. Il travaillera presque trente ans sur des questions comme celles-là. Il y a des hasards qui ne le sont pas vraiment. Quand il est entré à la Cambre, il y a aimé cette idée héritée du Bauhaus qui voulait que l'on forme en parallèle aux métiers de l'architecture, de la peinture ou de la sculpture en conjuguant la beauté et l'utilité.                                                           

 

Il trouvera dans cette nouvelle activité une manière de satisfaire son goût pour le travail bien fait, mais aussi cette fascination générale qu'exercent sur lui les objets dont la beauté dérive de l'efficacité comme les avions et, dans une moindre mesure, les armes. Il ne se contente pas d'habiller les objets. Au contraire, il s'intéresse beaucoup plus aux structures même des objets manufacturés qu'il travaille, à leur économie générale. La face interne de la machine, les entrailles des engins l'intéressent beaucoup plus que leur carrosserie. Combiner les diverses ressources d'un matériau autour d'une énergie et soumettre le tout à une fonction ou à un mouvement était pour lui dans la droite ligne des arts qu'il avait pratiqués jusque là. La connivence profonde qu'il entretient avec les objets comme les exigences qui lui sont imposées par les industriels donnent à son travail une double dimension de plaisir et de défi. Dans ce domaine, le jeu est particulièrement serré l'interprétation et la subjectivité sont contrôlées par la rigidité des contraintes et il faut être doté de beaucoup d'imagination pour arriver à un objet qui ait du charme. Il n'en manque pas et si aujourd'hui il a ralenti cette activité au profit d'autres recherches, relatives celles-là à l'aménagement des parcs et des espaces urbains, il a consacré au design la plupart de son temps pendant presque trois décennies.                                                        [ Michel Molitor ]